Le flan pâtissier riche et onctueux par Christophe Felder

Le flan pâtissier est incontestablement la star des réseaux sociaux cet hiver 2018-2019. Quand l’engouement a commencé je me suis demandé comment un gâteau aussi simple et simpliste pouvait déchaîner les passions. Alors oui, le flan à la vanille c’est bon mais de là à en faire des classements et à débattre du meilleur flan parmi les grandes maisons parisiennes je ne voyais pas trop l’intérêt. Surtout que lesdites maison s’en sont données à cœur joie en vendant 9€ la part de flan (on parle bien d’un gâteau initialement composé d’une pâte brisé et d’un appareil à base d’œuf, de lait, de sucre et de vanille…). Mais ma foi, n’étant pas totalement fermée au sujet j’ai voulu moi aussi faire mon instagrameuse et me suis rendue à la boulangerie Bo&Mie, tester leur fameux flan et là… VLAN. Grosse claque ! Je gardais en tête le flan parisien comme une pâtisserie un peu caoutchouteuse au gout artificiel de vanille et d’œuf sur une pâte molasse (quand je vous dis que cette pâtisserie ne me fait pas rêver…). Eh bien chez Bo&Mie c’était tout le contraire, le flan était moelleux, les petits grains de vanille explosaient en bouche et la pâte était bien croustillante. Du coup j’ai voulu re-tester la recette du flan parisien chez moi, j’avais déjà posté une recette pas mal mais très classique du flan pâtissier il y a plusieurs années, là j’ai souhaité essayer une recette de grand chef. Et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers l’emblématique Christophe Felder. Le résultat était à tomber : un appareil haut comme la tour Eiffel, d’une onctuosité folle avec un bon goût de vanille. Je l’ai testé avec ma pâte feuilletée inversée, c’était une vraie réussite ! Vous pouvez opter pour une pâte brisée si vous préférez. Moi j’aime la légèreté en bouche de la pâte feuilletée avec le crémeux de l’appareil. J’ai trouvé cet appareil légèrement trop sucré, mais parce que je suis assez sensible à la sucrosité des desserts, si vous êtes une goule sucrée laissez la recette ainsi, sinon diminuez de 50 grammes.

Une pâte brisée ou feuilletée
6 Oeufs
300 grammes Sucre (ou 250 g)
140 grammes Fécule de mais (Maïzena)
30 cl Crème liquide
120 cl Lait entier
1 gousse de vanille

Abaisser votre pâte sur une épaisseur de 3 mm, et foncer un moule. Réserver au frais pendant toute la préparation de votre flan.

Fendre la gousses de vanille et gratter les grains dans une casserole avec le lait et la moitié du sucre. Faire chauffer le lait, les gousses et les grains jusqu’à la première ébullition. Éteindre le feu et laisser la vanille infuser 10 minutes.

Fouetter les œufs avec le reste du sucre et la fécule de maïs sans faire blanchir. Ajouter la crème et mélanger jusqu’à que l’appareil soit homogène et ne présente pas de grumeaux. Ajouter lentement le lait chaud et mélanger de nouveau jusqu’à que l’appareil soit homogène.

Remettre sur feu doux sans cesser de fouetter, jusqu’à ce que la crème épaississe (environ 3 minutes). Dès qu’elle a épaissit, sortir immédiatement du feu et dans le moule foncé, lisser la surface et cuire 50 minutes dans un four préchauffé à 180°. Le flan est cuit lorsque la surface a bruni presque uniformément, sans cramer. Attention, le flan tremblote à la sortie du four, c’est normal. Il se figera au bout de deux heures au frigo. Déguster bien froid.

Manon

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Galette des rois à la frangipane de Conticini

Aujourd’hui je vous propose pour fêter l’Épiphanie une galette des rois somme toute très classique puisque c’est la traditionnelle galette des rois à la frangipane, mais elle est absolument délicieuse. On parle quand même de la recette du Grand Monsieur Conticini. En effet, celà change un peu de mes versions précédentes comme celle au sirop d’érable et aux noisettes ou encore les Pop des rois au cream cheese et spéculoos. Mais je l’ai réalisé 100% home made avec une pâte feuilletée inversée. J’ai utilisé la recette de Maxime qui par ailleurs a un super blog, je vous invite à vous y rendre en cliquant sur ce lien : ICI.  Le résultat est vraiment à la hauteur du temps passé puisque la pâte feuilletée maison demande de longs temps de pause entre chaque « tour », mais avec de la patience ce n’est vraiment pas sorcier. Par ailleurs vous pouvez réaliser cette recette sur plusieurs jours si vous n’avez pas toute une après-midi à tuer. Voyez comme le feuilletage est développé… avouez ça vaut le coup d’attendre non ? Sinon vous achetez une pâte feuilletée de bonne qualité et vous passez directement à l’étape de la préparation de la frangipane. Attention les deux recettes (celle de la pâte feuilletée et celle de la frangipane) sont pour 2 galettes il faut donc adapter votre recette si vous n’en souhaitez qu’une. Mon conseil est de faire les deux frangipanes et d’en congeler une avant cuisson, cela pourra toujours vous servir en cas d’invités à l’improviste.

Pour 2 galettes des rois :

Ingrédients pour la pâte feuilletée inversée :

Le beurre manié :
375 g de beurre mou
150 g de farine type 55

La détrempe :
110 g de beurre fondu
150 g d’eau
15 g de fleur de sel
350 g de farine de Gruau (ou de farine type 45)
1 cuillère à café de vinaigre blanc

Préparation :

Le beurre manié :

Mélangez le beurre mou avec la farine dans le bol de votre robot muni de la feuille ou à défaut travaillez l’ensemble avec une maryse. Lorsque la pâte est homogène placez-là entre deux feuilles de papier sulfurisé et aplatissez-là avec un rouleau afin d’obtenir un carré de 1cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

La détrempe :

Faites fondre le beurre. Dans le bol de votre robot muni de la feuille, mélangez tous les ingrédients (beurre fondu, eau, fleur de sel, vinaigre blanc et farine) ou à défaut de robot, mélanger le tout avec une spatule. Arrêtez de travailler la pâte dès que le mélange est homogène. Il est important que le mélange ne soit pas trop travaillé. Déposez la pâte dans un papier film en formant un carré d’environ 2 cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

Le tourage :

Commencez par fariner votre beurre manié et votre plan de travail. Pensez toujours à fariner votre plan de travail, la pâte doit toujours glisser et ne surtout pas accrocher.

Déposez en diagonale votre détrempe comme indiqué sur le schéma ci-dessous, et rabattez les coins du beurre manié par dessus de manière à complètement faire disparaître la détrempe. Appuyez légèrement avec la paume de vos mains sur le dessus de la pâte pour qu’elle soit la plus plate possible.

Étalez la pâte en une longue bande 3 à 4 fois plus longue que large. Comme le montre le magnifique schéma ci-dessous. Soyez indulgent svp ;)

Vous allez ensuite réaliser ce que l’on appelle un tour double : pliez un quart de pâte vers le centre comme ceci :

 

puis le second quart de la même manière de façon à ce qu’ils se retrouvent bord à bord, comme cela :

Puis pliez le tout en deux. Votre tour double est terminé. Comme ceci :

Filmez votre pâte et réservez-la une heure au réfrigérateur.

Sortez votre pâte et faites-lui faire un quart de tour (à droit ou à gauche, pas d’importance).

Si vous ne savez plus ou vous en êtes : il vous suffit de placer la pâte face à vous avec l’ouverture sur le côté comme pour un livre avant de l’étaler.

Étalez-la face à vous jusqu’à obtenir une bande 3 à 4 fois plus longue que large comme précédemment. Faites à nouveau un tour double puis laissez votre pâte reposer une nouvelle heure au frais.

Tournez votre pâte à nouveau d’un quart de tour puis étalez-la pour obtenir une bande 3 fois plus longue que large. Vous allez terminer le tourage par un tour simple : il suffit de plier la pâte en 3 comme un porte feuille comme ci-dessous.

Vous pouvez diviser la pâte en 4 et les filmer individuellement. Si vous souhaitez utiliser votre pâte immédiatement il faudra la laisser reposer encore une heure avant de l’étaler.

Pendant qu’elle repose, préparer la frangipane.

Recette de la frangipane

Pour la crème pâtissière

250 ml de lait entier
½ gousse de vanille
3 jaunes d’œufµ
60 g de sucre en poudre
25 g de Maïzena
25 g de beurre

Faire bouillir le lait avec la vanille. Pendant ce temps faire blanchir les jaunes avec le sucre. Ajouter la Maïzena. Verser la moitié du lait bouillant sur le mélange œufs/sucre. Remettre le tout dans la casserole et chauffer à feux moyens sans cesser de mélanger avec un fouet. Lorsque la crème devient épaisse arrêter le feu. Ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce que celui-ci soit parfaitement incorporé. Débarrasser votre crème dans une assiette. Filmer votre crème au contact et laissez-là refroidir au frigo.

Pour la crème d’amandes

110 g de beurre mou
190 g de poudre d’amandes
130 g de sucre glace
114 g d’œuf (environ 2)
25 g de rhum brun
2 càc rase d’arome d’amande amère

Pour la décoration :

2 jaunes d’oeuf
2 càs de sirop divers (érable, maïs, liège…)

Abaisser quatre pâtons de pâte feuilletée assez finement (2 à 3mm d’épaisseur). Détailler 4 disques de 22cm. Les mettre au frigo le temps de préparer la frangipane.

Réaliser la frangipane :

Dans un cul de poule mélanger la crème pâtissière avec le rhum. Dans la cuve d’un batteur et avec la feuille crémer le beurre avec le sucre glace (à défaut de batteur, utilisez une spatule). Lorsque le mélange est bien crémeux, ajouter la poudre d’amandes puis les œufs et enfin la crème pâtissière.

Montage de la galette :

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé déposer un rond de pâte feuilleté. A l’aide d’une bouche à douille, former une spirale de frangipane en partant du centre du disque de pâte. Arrêtez-vous à 1cm du bord. A l’aide d’un pinceau, mouiller les bords de la pâte en prenant garde à ne pas toucher à la garniture avec votre pinceau. Placer une fève dans votre frangipane.

Placer un second rond de pâte feuilletée et avec la tranche de la main soudez les bords, attention cependant à ne pas casser le feuilletage en appuyant trop fort. Dorer la galette à l’aide d’un jaune d’œuf battu en prenant garde à ne pas faire couler de jaune sur la soudure (ce qui empêcherait votre feuilletage de développer). Placer la galette au frais 1h.

Renouveler l’opération pour la seconde galette.

Dorez les galettes une seconde fois et dessinez des arabesques à l’aide de la pointe d’un couteau sans toutefois découper la pâte. A l’aide d’un cure-dent, faîtes un petit trou au centre de chaque galette. Placer de nouveau les galettes au frais pendant que vous faîtes préchauffer le four à 170°.

Enfournez entre 30 à 40 minutes. Plus la pâte feuilletée est épaisse, plus il faudra de cuisson. A la sortie du four et à l’aide d’un pinceau, lustrez les galettes avec un peu de sirop (érable, maïs, brix…).

Manon

Bûche aux 3 chocolats

Même après Noël il n’est pas trop tard pour déguster une bûche. Pourquoi s’en priverait-on d’ailleurs, on peut sans culpabiliser pousser le vice jusqu’au réveillon du nouvel an d’ailleurs pour reprendre d’une main de fer nos bonnes résolutions à compter du 1er janvier. La bûche que je vous propose aujourd’hui est assez simple dans sa réalisation, et plaît vraiment au plus grand monde. Elle se compose d’un croustillant praliné et d’une mousse au chocolat noir, une mousse au chocolat au lait puis une mousse au chocolat blanc. La bûche est enrobée d’un délicieux glaçage au caramel onctueux et je l’ai simplement décoré avec du pralin concassé et de la nougatine grossièrement cassée. Vous serez sans doute interpellé par le fait que cette buche ne dispose pas de biscuit. Vous pouvez tout à fait réaliser une base de génoise ou d’un succès noisette, personnellement j’ai trouvé qu’elle était parfaite ainsi n’en déplaise aux puristes, les goûts et textures étant déjà bien prononcés.

Cette bûche peut être réalisée à l’avance et placée au congélateur, elle sera en revanche glacée le jour-même quelques heures avant la dégustation. Cette recette est une adaptation de la recette de Bûche de Noël aux 3 chocolats trouvée sur le site « Meilleur du chef »

J-1

Croustillant praliné

7O g de pâte de praliné
40 g de chocolat au lait à patisser
20 g de beurre salé
8 crèpes gavottes

Faire fondre le chocolat avec le beurre et ajouter le praliné. Ajouter les crêpes dentelles émiettées. Etaler l’ensemble entre deux exopat (ou deux feuilles de papier sulfurisé) sur environ 5 mm d’épaisseur. Placer ce feuilleté 15mn au congélateur et détailler au rectangle de la taille de la base de votre moule à bûche. Réserver au frais.

Crème anglaise de base 

280 g de lait entier
5 jaunes d’œuf
60g de sucre en poudre

Mettre le lait à chauffer dans une casserole. Battre les jaunes d’œuf et le sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange blanchisse légèrement. Lorsque le lait entre en ébullition, le verser sur les jaunes et bien remuer avec un fouet. Transvaser le mélange dans la casserole de cuisson du lait et cuire « à la nappe ».

C’est-à-dire qu’il est nécessaire de cuire tout doucement jusqu’à ce que la crème anglaise ait une consistance nappante. Vérifier à l’aide d’une cuillère en bois en la trempant dans la crème anglaise. Tracer un trait avec votre index dans la crème qui aura nappé la cuillère, il faut que le trait soit bien net et que la crème ne coule pas. Attention toutefois à ne pas trop faire chauffer la crème auquel cas vous obtiendrez des œufs brouillés !

Mousse au chocolat blanc

100 g de crème anglaise de base chaude
120 g de chocolat blanc de couverture
18 g de beurre de cacao fondu (c’est possible de le remplacer par de la gélatine 3 feuilles devraient suffire)

Verser la crème anglaise chaude sur les pistoles de chocolat blanc. Ajouter le beurre de cacao Mycryo préalablement fondu à 30°C. Mélanger. Il faut que la totalité du chocolat fonde dans la crème anglaise chaude.

Mousse au chocolat au lait

100 g de crème anglaise de base chaude
155 g de chocolat au lait de couverture

Préparer tous les ingrédients. Verser la crème anglaise chaude sur les pistoles de chocolat au lait. Vous pouvez fondre celles-ci au préalable, si la crème anglaise n’est pas assez chaude. Mélanger. Il faut que la totalité du chocolat fonde dans la crème anglaise chaude. Réserver.

Mousse au chocolat noir

140 g de crème anglaise de base chaude
115 g de chocolat de couverture noir

Verser la crème anglaise chaude sur les pistoles de chocolat noir. Vous pouvez fondre celles-ci au préalable, si la crème anglaise n’est pas assez chaude. Mélanger. Il faut que la totalité du chocolat fonde dans la crème anglaise chaude. Réserver.

Finition des mousses

600 g de crème liquide

Monter la crème fleurette en crème fouettée assez ferme. Pendant ce temps, chemiser le fond de la gouttière à bûche d’une feuille guitare ou rhodoïd découpée aux dimensions du moule cela facilitera grandement le démoulage.

Mélanger 210 g de crème fouettée à la préparation au chocolat blanc refroidie. Verser cette préparation dans le moule à bûche, au tiers de sa hauteur. Veiller à ne pas faire de coulure sur l’intérieur du moule. Réserver au congélateur.

Mélanger 175 g de crème fouettée au mélange de chocolat au lait refroidi avec une spatule de type maryse. Verser cette préparation dans le moule à bûche de façon à remplir le second tiers. Veiller à ne pas faire de coulure sur l’intérieur du moule. Réserver au congélateur.
Mélanger 200 g de crème fouettée au mélange de chocolat noir refroidi avec une spatule de type maryse. Verser cette préparation dans le moule à bûche de façon à remplir le troisième tiers.
Recouvrir avec une bande de croustillant taillée aux dimensions du moule.
Jour J

Glaçage brillant au caramel
250 g de sucre en poudre
250 g de crème entière liquide
10 g de feuilles de gélatine

Verser le sucre dans une casserole avec un peu d’eau. Le placer à feu modéré pour en faire un caramel.

Lorsque le caramel est brun, le décuire avec la crème fleurette. Afin d’éviter un choc thermique entre le caramel chaud et la crème froide, réchauffer cette dernière avant de la verser sur le caramel. Ceci évitera que votre caramel durcisse et forme une boule. Cela limitera également les risques d’éclaboussures.

Bien mélanger au fouet pour obtenir une préparation homogène.
Ajouter les feuilles de gélatine préalablement ramollies dans de l’eau froide, puis bien les presser pour retirer le maximum d’eau. Compter 10 g de gélatine pour 1/2 litre de sauce caramel (soit 5 feuilles). Il est important de mesurer la quantité de sauce pour faire le bon dosage. Bien mélanger sans incorporation d’air. Transvaser dans un récipient et laisser refroidir à 27°C.

Lorsque la bûche est gelée, la sortir du congélateur et retirer le papier film. Chauffer la lame d’un couteau et décoller les deux extrémités de la bûche avant de démouler la bûche sur une grille.

Grâce à la feuille guitare ou rodhoïd qui chemise le moule à bûche, l’entremets se démoule très facilement. Retirer enfin la feuille guitare ou le rodhoïd qui protège les mousses aux chocolats.
Le glaçage au caramel est à la bonne température. S’il présente des bulles d’air visibles à l’oeil nu, il est important de les retirer pour avoir un glaçage lisse. Pour se faire, il faut utiliser un mixeur plongeant de type « Bamix » qui permet de les retirer.
Il suffit d’introduire le tube de plongée dans la préparation de pencher le récipient ainsi que le mixeur pour que la tête soit totalement immergée.

En mixant, il ne faut pas qu’il y ait de petits tourbillons qui se forment à la base du mixeur. S’il y a tourbillons, il y a incorporation d’air. Les remous créés doivent donc rester « fermés », ce qui va permettre de lisser le glaçage.

Glacer la bûche en faisant couler le glaçage au caramel d’une seule traite d’un bout à l’autre de celle-ci. Pour obtenir un glaçage un peu plus opaque, il est possible de faire 2 passages. Un choc thermique va se produire entre le glaçage à température ambiante et la bûche gelée, ainsi le glaçage va se solidifier en quelques instants.

Couper les extrémités avec un couteau à la lame légèrement chauffée, ce qui permet de voir l’intérieur de la bûche et les 3 couches de chocolat. Décorer la bûche.

 


Manon

Royal au chocolat, l’ultime recette

Le royal au chocolat est vraiment une pâtisserie que j’aime faire. Je la trouve assez simple et pourtant sophistiquée, à la fois classique elle n’est pas pour autant ringarde et surtout elle plait au plus grand nombre. J’ai testé de nombreuses versions : avec une dacquoise aux noisettes, un macaron amandes, un praliné feuilleté avec chocolat blanc, avec chocolat noir ou avec du chocolat au lait, une mousse sur base chantilly ou encore sur pâte à bombe, une coque au chocolat, un enrobage au cacao, un glaçage miroir… bref comme vous pouvez le constater je crois avoir testé le royal sous toutes ses formes et aujourd’hui je vous propose l’ultime recette, celle que je préfère par dessus tout. Pour moi c’est le parfait équilibre du sucre et des consistances, la mousse est parfaite. Sans craindre de trop m’avancer je vous dirai de tester, vous n’en serez que séduit. Cette recette est pour une version de 6 parts individuelles mais vous pouvez doubler la mousse et en faire un grand. La royal se monte à l’envers et se prépare la veille après un passage de 12 heures au congélateur et de 4h au frigidaire.

J-1

Pâte de praliné maison (vous pouvez acheter de la pâte déjà prête, mais le résultat sera moins bon)

75 g de sucre
50 g d’amande
100 g de noisettes

Faire torréfier les amandes et les noisettes dans une poêle ou une casserole et cuire le tout à feu moyen en mélangeant constamment avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la peau des fruits secs se détache toute seule. Ajouter le sucre et mélanger constamment.
Chauffer le mélange jusqu’à que le sucre fonde et caramélise en enrobant les amandes et les noisettes. Attention le mélange ne doit pas trop brunir.
Une fois que le caramel enrobe bien les amandes et les noisettes, verser le mélange sur une surface plate recouverte de papier sulfurisé.
Bien l’étaler uniformément à l’aide d’une cuillère en bois et laisser refroidir complètement.
Dès que le caramel a refroidi et a durci, le casser en petits morceaux.
Placer les morceaux dans un mixeur, et mixer en arrêtant de temps en temps votre robot pour ne pas qu’il chauffe trop.
On obtient alors dans un premier temps, une poudre : le pralin.
Continuer de mixer avec des pauses plus moins longues (très important à respecter pour que votre robot ne vous lâche pas en cours de route) jusqu’à obtenir une pâte liquide.

Le croustillant praliné 

70 g de pâte de praliné
40 g de chocolat au lait à pâtisser
20 g de beurre salé
8 crêpes gavottes (35 gr)

Faire fondre le chocolat avec le beurre et ajouter le praliné. Ajouter les crêpes dentelles émiettées. Étaler le tout entre deux exopat (ou deux feuilles de papier sulfurisé) sur environ 5 mm d’épaisseur. Placer ce feuilleté 15 mn au congélateur puis détailler six disques de la taille des coques et réserver au frais.

Mousse au chocolat

110 g de chocolat noir à 70%
1 jaune d’œuf
10 g de sucre semoule
5 cl de lait entier
250 g de crème entière type fleurette

Hacher le chocolat en grossiers morceaux et le réserver dans un grand saladier en inox. Placer 150 g de crème dans un bol au réfrigérateur avec les fouets et le bol de votre robot.

Réaliser une crème anglaise : fouetter vigoureusement le jaune avec le sucre semoule jusqu’à ce que le mélange blanchisse et prenne du volume. Pendant ce temps, faire chauffer le reste de crème (100 g) avec le lait. Une fois que le mélange est chaud, le verser sur le jaune en remuant pour éviter qu’il ne cuise. Remettre le mélange dans la casserole et faire cuire à feu moyen en remuant constamment avec une maryse ou une spatule en bois jusqu’à ce que le mélange épaississe légèrement et nappe la cuillère.

Verser cette crème chaude sur le chocolat cassé en morceaux et attendre 5 minutes. Passé ce temps, mélanger en petits cercles à l’aide d’une maryse jusqu’à obtention d’une pâte souple, lisse et brillante.

Sortir les 150 g de crème du réfrigérateur ainsi que le bol et les fouets. Puis commencer à monter la crème jusqu’à obtenir une consistance épaisse et aérée comme une chantilly. Cela doit rester souple sans trop de fermeté.

Une fois le mélange chocolat/crème anglaise a tiédi (45-50° pour ceux qui ont un thermomètre, le doigt pour veux qui n’en ont pas : il faut que cela soit légèrement plus chaud que la température du corps), y incorporer la crème fouettée délicatement à l’aide d’une maryse en soulevant la masse. A l’aide d’une poche à douille couleur la mousse dans chaque demi-sphères jusqu’aux deux tiers. Ajouter les croustillants sur chaque mousse et laisser prendre au frais.

La dacquoise noisette :

70 g de sucre glace
70 g de noisettes en poudre
2 blancs d’œufs à température ambiante
20 g de sucre en poudre

Préchauffer le four à 170° en chaleur tournante. Mixer ensemble le sucre glace et la poudre de noisette afin d’obtenir un mélange très fin (comme on fait pour les macarons). Monter les blancs en neige et ajouter la moitié du sucre lorsqu’ils commencent à mousser. Continuer de battre et ajouter la dernière moitié du sucre à la fin pour les serrer. Incorporer une petite partie des blancs avec les poudres puis incorporer le reste des blancs délicatement. Étaler la pâte sur une plaque à pâtisserie beurrée ou chemisée de papier sulfurisé. Enfourner 15 mn. A la sortie du four détailler des cercles de la même taille que les disques de croustillant praliné. Laisser refroidir les disques sur une grille. Une fois parfaitement refroidis, les placer sur les disques de croustillants praliné et placer les empreintes au congélateur pour au moins 12 heures.

Jour J

Glaçage miroir au cacao

210 g de sucre en poudre
75 g d’eau
70 g de cacao
145 g de crème liquide
8 g de gélatine 200 blooms (poudre ou feuilles)

Mettre la gélatine à tremper dans un grand saladier d’eau froide (si vous utilisez de la gélatine en poudre il faut ajouter 6 fois son poids en eau, pas plus pas moins).

Faire chauffer la crème à feu doux. Verser l’eau et le sucre dans une casserole et porter à ébullition jusqu’à atteindre 103°. Retirer du feu et ajouter le cacao en poudre préalablement tamisé puis mélanger l’ensemble en prenant garde à ne pas incorporer d’air. Ajouter la gélatine essorée et la crème chaude puis mixer à l’aide d’un mixeur plongeant en essayer de ne pas incorporer d’air. Lorsque le glaçage est à 35° sortir les demi sphères du congélateur et les démouler sur une grille. Napper chaque demi-sphères de glaçage en essayant de ne passer qu’une seule fois afin que le glaçage ne soit pas trop épais. Laisser décongeler au froid pendant ua moins 4h avant de servir.

 


Manon

Les meilleurs cinnamon rolls du monde

J’aime beaucoup essayer les recettes de pâtisseries venues d’ailleurs. Avec une bonne grosse dose de culpabilité je regarde les vidéos – généralement américaines – de réalisations de gâteaux absolument indécents tant ils sont extra-riches en matières grasses et en sucres. Et franchement bien souvent ça a l’air terrible (dans tous les sens du terme). Je suis particulièrement fan de la page de I am baker qui commence la plupart de ses noms de recettes par « The best ever… » alors forcément on a envie de goûter ! Ce fut le cas lorsque je suis tombée sur The best home made cinnamon rolls ever, à traduire les meilleurs Cinnamon rolls au monde, sur le blog super alléchant « The Stay at home chef ». Et laissez moi vous dire : ce sont les cinnamon rolls que j’ai goûté de ma vie. Tous les aficionados de cinnamon rolls qui ont goûté cette recette sont unanimes.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas (ou qui n’ont jamais regardé Better Call Saul), les cinnamon rolls sont des roulés briochés fourrés à la cannelle et recouverts d’un glaçage au fromage frais. Je trouve ça personnellement à tomber et c’est encore très bon le lendemain (ce qui est assez rare concernant les pâtes briochées maison). Du coup comme je suis plutôt sympa je vous ai traduit la recette !

Pâte

237 ml de lait tiède
10 g de levure boulangère déshydratée (ou 25g fraîche)
26 g de sucre
8 g de sel
40 g de beurre salé
1 gros œuf
375 g de farine
7,5 g de beurre fondu

Fourrage
114 g de beurre mou
200 g de vergeoise brune
15 g de cannelle

Glaçage
115 g de cream cheese
60 g de beurre
125 g de sucre glace
2 g d’extrait de vanille
15 à 30 g de lait

Réaliser la pâte : dans le bol d’un robot ajouter le lait, la levure, le sucre, le sel, le beurre, l’œuf et la farine, pétrir lentement/
Lorsque la farine commence à être incorporée augmenter la vitesse jusqu’à « vitesse moyenne ». Pétrir longuement jusqu’à ce que la pâte se détache des parois du bol. Ajouter un petit peu de farine si nécessaire. La pâte ne doit pas coller aux doigts.

Laisser pousser 1 heure sous un torchon propre.
Dégazer et étaler la pâte sur une surface farinée en un rectangle de 20*45cm.

Réaliser le fourrage : mélanger le beurre mou, la vergeoise et la cannelle. Étaler le fourrages sur toute la surface du rectangle et rouler du côté le plus long en serrant bien.

Découper le rouleau en 12 parts. Placer les rouleaux à plat dans un plat beurré. Couvrir d’un torchon propre et laisser pousser 45 minutes.

Préchauffer le four à 165°. Saupoudrer légèrement de sucre brun et enfourner 14 minutes.

Préparer le glaçage : mélanger tous les ingrédients et glacer lorsque les rouleaux sont encore chauds.

Manon

Demi-sphères au chocolat noir et chocolat blanc, croustillant praliné

Cette recette est un véritable classique chez moi. Elle est tout simplement délicieuse et plait au plus grand nombre. En demi-sphères pour des portions individuelles, vous pouvez cependant très bien utiliser un grand moule en silicone type moule à génoise ou encore moule à cake pour présenter cet entremet. Ces demi-sphères grâce à leur petite taille sont à la fois fraîches et gourmandes et peuvent tout à fait convenir pour terminer nos repas d’hiver même les plus copieux.

La recette demande une peu de matériel (thermomètre de cuisson notamment), mais avec de la patience tout le monde peut y arriver. Par ailleurs vous pouvez tout à fait réaliser ces demi-sphères à l’avance et les congeler. Il faudra simplement penser à les laisser décongeler au frigidaire 12 heures avant de servir.

Pour 10 demi-sphères

Préparation du croustillant praliné

65 g de Gavottes
50 g de chocolat au lait
40 g de chocolat blanc
80 g de pâte de praliné (à défaut Nutella)

Réalisation de la coque

290 g de chocolat noir de couverture
4 g de beurre de cacao

Préparation de la mousse au chocolat noir

450 g de chocolat noir
200 g de crème liquide entière
40 g de lait tiède à 35°

Préparation de la mousse au chocolat blanc

1 feuille(s) de gélatine
60 + 150 g de crème liquide entière
60 g de chocolat blanc

Préparation du croustillant praliné : Broyer grossièrement les gavottes. Faire fondre les chocolats au bain-marie puis ajouter le praliné. Mélanger les gavottes broyées avec le mélange chocolat-praliné. Versez la préparation sur une plaque faites-la durcir 30 minutes au congélateur. A la sortie du congélateur détailler des cercles de praliné de la taille de la base de vos sphères. Réserver.

Réalisation des coques : Faire fondre le chocolat noir au micro-ondes environ 2 minutes et 30 secondes en mélangeant toutes les 30 secondes pour bien le faire fondre. La température doit être comprise entre 37 et 40°C pour qu’il soit bien lisse.

Faire baisser la température à 34 – 35°C puis ajoutez la poudre de beurre de cacao. Mélanger le chocolat pour le faire baisser à 32°C. Avec le pinceau, tapissez les bords et le fond des empreintes demi-sphères. Laisser durcir le chocolat 15 minutes à température ambiante puis tapisser d’une nouvelle couche.

Préparation de la mousse au chocolat noir : monter la crème liquide en crème fouettée. Faire chauffer 160 g du chocolat restant. Ajouter le lait tiède en mélangeant rapidement au fouet puis la crème fouettée en mélangeant délicatement avec une maryse. Garnir chaque empreinte et lisser à la spatule. Placer au réfrigérateur pendant la préparation de la mousse au chocolat blanc.

Préparation de la mousse au chocolat blanc : Hydrater la gélatine dans de l’eau froide. Faire bouillir les 60 g de crème liquide. Verser la crème bouillie sur le chocolat blanc puis mélanger au fouet Essorer la gélatine puis l’ajouter au chocolat fondu. Monter les 150 g de crème liquide jusqu’à ce que vous obteniez une texture chantilly. L’incorporer délicatement au fouet. Terminer de garnir les empreintes avec la mousse au chocolat blanc.

Placer le croustillant praliné sur chaque mousses puis laissez prendre au réfrigérateur 2 heures avant de démouler.

 

Manon

Bûche comme un Tiramisu ou Tiramisu comme une bûche (tu choisis)

 

Assez tardivement je le concède je vous poste ma première recette de Noël. Il s’agit d’une bûche façon tiramisu. Tout simplement en fait un tiramisu collé à la gélatine afin qu’il se tienne bien au démoulage et hop, une super bûche réalisée en 15 minutes chrono, qui plaira à tout le monde ! Pour la déco on fait aussi archi simple pour respecter les fondamentaux du tiramisu à savoir : du cacao amer saupoudré sur l’ensemble. J’ai juste réalisé des petits sapins en chocolat que j’ai saupoudré d’une poudre bronze (vous pouvez d’ailleurs observer mes empreintes de pouce sur les sapins :( ). Pour l’intérieur du tiramisu j’ai opté pour des biscuits Thé de Lu et spéculoos au lieu des traditionnels biscuits cuillère. Mais si vous me suivez, vous aviez sans doute vu ici que je n’affectionne pas particulièrement ces biscuits avec le tiramisu. N’hésitez pas à réaliser cette bûche à l’avance et de la congeler jusqu’au jour J.

250 g mascarpone
20 cl crème liquide 30%
1 paquet de biscuits Thé de Lu
2 oeufs
50 g sucre blanc
1 café bien serré
3 feuilles gélatine
cacao

Mettre la gélatine dans l’eau froide.

Préparer un café bien serré. Faire refroidir.

Préparer la crème au mascarpone : séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige bien fermes. Réserver.

Prélever une cuillère à soupe de crème et la mettre dans une casserole.

Monter la crème liquide en chantilly bien ferme. Réserver. Dans un saladier, travailler les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit mousseux.

Mettre le mascarpone dans le saladier avec les jaunes et le sucre et fouetter. Le mélange doit être très homogène et souple. Ajouter la chantilly en soulevant bien pour ne pas casser la crème.

Essorer la gélatine et la mettre dans la casserole à feu doux. Mélanger doucement jusqu’à ce que la gélatine soit fondue et qu’elle soit bien amalgamée à la crème. Faire tiédir.

Ajouter la crème à la gélatine au mélange jaune/sucre/chantilly. Bien mélanger doucement tout en soulevant le mélange pour ne pas casser la chantilly.

Finir en ajoutant les blancs d’œufs en prenant garde à ne pas les casser. Le mélange doit être très homogène et aérien.

Transvaser dans une poche à douille.

Montage : chemiser votre moule à cake avec du papier cellophane ou votre gouttière à bûche. Verser une première couche de crème au mascarpone dans le moule.  Faire une couche de biscuits en les imbibant préalablement dans le café. Recouvrir de crème mascarpone et faire une nouvelle couche ainsi de suite jusqu’à épuisement de crème et de biscuits.

Filmer au contact et mettre au congélateur une nuit.

Le lendemain, démouler votre bûche sur un plat. Saupoudrer de cacao en poudre et décorer si vous le souhaitez. Réserver au frais au moins 4h avant de servir.

Manon

Brownies fondants vegan sans gluten, mais pas sans saveur

Comme je l’ai expliqué dans mon article du Cheesecake Vegan, l’un des membres de ma famille ne peut manger ni œuf, ni gluten, ni lactose, ni banane, ni miel, ni soja. Faire de la pâtisserie pour lui est un véritable challenge mais je dois avouer qu’il est toujours très intéressant de s’essayer à une autre forme de cuisine et de bousculer les habitudes. Les recettes sont également beaucoup plus saines que celles « classique » ce qui est un gros point positif.

J’étais loin d’imaginer que des brownies sans œuf et surtout sans beurre pourraient autant nous régaler. Le résultat obtenu était vraiment délicieusement fondant et goutû. J’ai trouvé la recette sur le super blog de Jujube. Celle-ci le réalise à la purée de noix de cajou, pour ma part j’ai utilisé la purée de noisette dont le petit goût s’accorde merveilleusement bien avec le chocolat.

Pour 6 à 8 personnes :
200 g de chocolat noir à pâtisser
40 g de purée de noisettes
80 g de sucre en poudre
100 g de poudre d’amande
3 cs de purée de pommes non sucrée (maison c’est mieux) (ou 2 bananes écrasées)
2 cs de fécule de maïs (type Maïzena)
1 cc de bicarbonate alimentaire
1 cs de vinaigre de cidre
1 pincée de fleur de sel
2 poignées de noix de pécan

Préchauffer le four à 180°.

Mettre les carrés de chocolat dans une casserole et faire fondre au bain-marie (le cul de la casserole contenant le chocolat plongée dans une casserole plus grande rempli d’eau frémissante).

Lorsqu’il commence à fondre, ajoutez-y la purée de noisettes.

Une fois complètement fondu, retirez du bain-marie et remuez jusqu’à obtenir un appareil homogène.

Ajoutez-y la poudre d’amande, le sucre et la purée de pomme. Mélanger bien.

Incorporer la fécule de maïs en pluie, puis le bicarbonate, le vinaigre de cidre et la fleur de sel, mélanger.

Concasser très grossièrement les noix, les ajouter au mélange et remuer de nouveau.

Versez l’appareil ainsi obtenu dans un moule carré de 20 cm de côté, recouvert de papier cuisson ou en silicone alimentaire type Demarle, et enfourner pour 25 à 30 minutes (les temps de cuisson varient d’un four à l’autre, surveillez la cuisson à partir de 20 minutes…)

Laisser les brownies refroidir avant de le démouler.

Manon

Cheesecake vegan et sans gluten au cassis et à la noix de coco

J’adore me lancer des défis culinaires et j’ai pris énormément plaisir à relever celui-ci tant il attisait ma curiosité. Cette fois-ci et conformément au régime alimentaire d’un membre de ma famille il fallait réaliser un gâteau d’anniversaire sans gluten, lactose, œuf, soja et miel. J’ai bien été tentée d’adapter une recette classique avec des farines sans gluten en remplaçant le beurre par de l’huile et l’œuf par la compote mais j’avais envie de tester un autre type de cuisine. Une cuisine pas adaptée mais totalement nouvelle. Ici je me frotte à la cuisine végane que je voyais comme une cuisine fade et sans saveur (tout du moins concernant la pâtisserie). A mon grand tort, puisque cette recette de cheesecake sans cream cheese et sans œuf s’est révélée fraîche, légère et absolument délicieuse. Le secret de ce cheesecake sans cheese réside dans le fait de remplacer le fromage par des noix de cajou ramollies 24h dans de l’eau puis broyées. Curieux non ? en tout cas ce cheesecake a remporté un énorme succès même auprès de ceux qui n’étaient pas amateurs de dessert. Cette recette a été largement inspirée du livre de recettes de Chelsea, gagnante de l’émission « Le meilleur pâtissier » et me donne envie de continuer à explorer le monde de la pâtisserie végan.

Attention cette recette est adaptée pour un tout petit cercle à pâtisserie de 15cm. Pour un cercle classique il sera nécessaire de doubler la recette.

Cette recette peut sera réaliser 24h à l’avance et ne sera que meilleure le lendemain.

150 gr de noisettes
25 petites dattes dénoyautées (ou 10 grosses)
225 gr de noix de cajou trempées dans de l’eau pendant 24h
78 mL de sirop d’érable
125 mL de d’huile de noix de coco
250 mL de purée de cassis
fruits frais pour la déco

 

1.  LA PÂTE
Broyez les noisettes et les dattes pendant 2 minutes. Lorsque le mélange commence à former une boule un peu collante, arrêtez le mixeur. Recouvrez une plaque avec du papier cuisson et déposez un cercle de pâtisserie d’environ 15 cm de diamètre sur la plaque. Coupez une bande de papier guitare ou cuisson et collez-la sur l’intérieur du cercle de pâtisserie. Versez le mélange de noisettes et de dattes dans le cercle et nivelez la surface avec vos doigts en remontant sur les bords. Réservez au frais.

2.  LE CHEESECAKE
Rincez et séchez les noix de cajous et mettez-les dans un mixeur avec tous les autres ingrédients du cheesecake. Mixez 10 à 15 mn jusqu’à l’obtention d’une pâte bien lisse. Versez le mélange obtenu sur la pâte et utilisez une spatule pour lisser l’ensemble. Réservez au congélateur 1h.

3.  LE DRESSAGE
Sortez le gâteau du congélateur et démoulez-le. Décorez, servez et dégustez bien froid.

Manon

Paris-Brest de Conticini

paris-brest

S’il y a bien une pâtisserie qui vient réveiller les classiques c’est celle-ci. Le Paris-Brest souffre de plus en plus d’une réputation de gâteau du dimanche plan-plan, écœurant et trop sucré. Cela est sans doute dû à sa crème au beurre qui n’a plus vraiment sa place dans les gâteaux actuels. Le grand Conticini a donc proposé sa revisite de ce célèbre gâteau pour le plus grand plaisir des gourmands. Aujourd’hui sa version est diamétralement opposée même si on trouve toujours les fondamentaux : une pâte à choux et une crème au beurre pralinée. La différence résulte dans la finesse du gâteau : une pâte à choux surmontée d’un craquelin qui  apporte un croquant et une pointe de sel très agréable et un mariage divin avec une crème aérienne au praliné maison dans laquelle se cache un insert de praliné pur qui vient booster l’ensemble. Vous l’aurez compris : cette version est donc une pure merveille et même si elle a en commun avec son ancêtre le nom, elle en reste tout de même une pâtisserie exceptionnelle.

Pâte de praliné maison (vous pouvez acheter de la pâte déjà prête, mais le résultat sera moins bon)

150 g de sucre
100 g d’amande
200 g de noisettes

Faire torréfier les amandes et les noisettes dans une poêle ou une casserole et cuire le tout à feu moyen en mélangeant constamment avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la peau des fruits secs se détache toute seule. Ajouter le sucre et mélanger constamment.
Chauffer le mélange jusqu’à que le sucre fonde et caramélise en enrobant les amandes et les noisettes. Attention le mélange ne doit pas trop brunir.
Une fois que le caramel enrobe bien les amandes et les noisettes, verser le mélange sur une surface plate recouverte de papier sulfurisé.
Bien l’étaler uniformément à l’aide d’une cuillère en bois et laisser refroidir complètement.
Dès que le caramel a refroidi et a durci, le casser en petits morceaux.
Placer les morceaux dans un mixeur, et mixer en arrêtant de temps en temps votre robot pour ne pas qu’il chauffe trop.
On obtient alors dans un premier temps, une poudre : le pralin.
Continuer de mixer avec des pauses plus moins longues (très important à respecter pour que votre robot ne vous lâche pas en cours de route) jusqu’à obtenir une pâte liquide.

Le craquelin

40g de beurre doux
50g de sucre roux
50g de farine
1 pincée de fleur de sel.

Dans le bol du robot et avec la feuille (fouet plat) ou à défaut dans un cul-de-poule, mélanger la farine, la cassonade et la fleur de sel, ajouter le beurre mou et pétrir quelques minutes à vitesse moyenne pour obtenir une pâte homogène. Faire une boule et étaler la pâte sur 3/4 mm d’épaisseur entre deux feuilles de papier sulfurisé. A l’aide d’un emporte-pièce détailler des rond de 3 à 4 cm de diamètre selon le diamètre de vos choux. Réserver au réfrigérateur.

La pâte à choux 

125g d’eau
2g de sel
2g de sucre semoule
60g de beurre
80 g de farine T45
125g d’œufs entiers
Sucre glace pour la finition.

Chauffer le four à 180° chaleur statique. Porter à ébullition l’eau, le sel, le sucre et le beurre. Hors du feu ajouter en une seule fois la farine tamisée. Remettre sur le feu et dessécher à feu doux et à la spatule 2 min jusqu’à ce qu’une fine pellicule se forme au fond de la casserole. Mettre le pâton dans le robot muni du fouet plat, faire tourner un peu pour le refroidir avant d’incorporer les œufs légèrement battus petit à petit à vitesse moyenne, attendre que la pâte soit bien homogène avant chaque ajout. Arrêter de mélanger quand elle a un aspect satiné. Le sillon d’une ligne tracée avec le doigt dans la pâte doit se refermer. Si la pâte est drop sèche vous pouvez ajouter un petit peu d’oeuf battu (attention, il faut y aller doucement pour ne pas obtenir une pâte trop liquide) Dresser en couronne 8 choux de 4 cm de diamètre sur la plaque recouverte de papier cuisson (il reste de la pâte à choux, vous pouvez dresser des petits choux individuels). Poser les disques de craquelin dessus. Faire cuire 35 min/40 min sans ouvrir le four. Laisser refroidir à température ambiante.

La crème mousseline au praliné

1/4 l de lait entier
½ gousse de vanille fendue en deux
50g de sucre semoule
2 jaunes d’œufs
10g de farine T45
10g de maïzena
150g de beurre d’excellente qualité type Charentes-Poitou
75g de praliné

Tamiser la farine et la maïzena. Dans un cul de poule, mélanger le sucre et les jaunes puis les farines. Faire bouillir le lait avec les graines de la gousses de vanille, en mélanger la moitié avec le contenu du cul de poule, puis reversez le tout dans la casserole. Faire épaissir sur le feu une minute environ sans cesser de remuer. Débarrasser sur une plaque. Filmer au contact et laissez refroidir à température ambiante.

Une fois que le beurre et la crème sont à la même température, crémer le beurre au fouet, ajouter le praliné puis incorporer petit à petit la crème pâtissière lissée et laisser monter afin d’obtenir un mélange aéré.

L’insert praliné

100g de praliné.

Le dressage : découper la couronne dans l’épaisseur. Pocher un peu de crème au praliné en couronne sur la base de chacune des 8 cavités, pocher dans le creux des couronnes de crème un peu de praliné puis terminer avec une couche de crème au praliné. Recouvrir avec le chapeau de la couronne et poudrer de sucre glace. Placer au frais.

Veillez à sortir  le Paris-Brest du frigidaire 20 minutes avant sa dégustation.

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Manon