Galette des rois à la frangipane de Conticini

Aujourd’hui je vous propose pour fêter l’Épiphanie une galette des rois somme toute très classique puisque c’est la traditionnelle galette des rois à la frangipane, mais elle est absolument délicieuse. On parle quand même de la recette du Grand Monsieur Conticini. En effet, celà change un peu de mes versions précédentes comme celle au sirop d’érable et aux noisettes ou encore les Pop des rois au cream cheese et spéculoos. Mais je l’ai réalisé 100% home made avec une pâte feuilletée inversée. J’ai utilisé la recette de Maxime qui par ailleurs a un super blog, je vous invite à vous y rendre en cliquant sur ce lien : ICI.  Le résultat est vraiment à la hauteur du temps passé puisque la pâte feuilletée maison demande de longs temps de pause entre chaque « tour », mais avec de la patience ce n’est vraiment pas sorcier. Par ailleurs vous pouvez réaliser cette recette sur plusieurs jours si vous n’avez pas toute une après-midi à tuer. Voyez comme le feuilletage est développé… avouez ça vaut le coup d’attendre non ? Sinon vous achetez une pâte feuilletée de bonne qualité et vous passez directement à l’étape de la préparation de la frangipane. Attention les deux recettes (celle de la pâte feuilletée et celle de la frangipane) sont pour 2 galettes il faut donc adapter votre recette si vous n’en souhaitez qu’une. Mon conseil est de faire les deux frangipanes et d’en congeler une avant cuisson, cela pourra toujours vous servir en cas d’invités à l’improviste.

Pour 2 galettes des rois :

Ingrédients pour la pâte feuilletée inversée :

Le beurre manié :
375 g de beurre mou
150 g de farine type 55

La détrempe :
110 g de beurre fondu
150 g d’eau
15 g de fleur de sel
350 g de farine de Gruau (ou de farine type 45)
1 cuillère à café de vinaigre blanc

Préparation :

Le beurre manié :

Mélangez le beurre mou avec la farine dans le bol de votre robot muni de la feuille ou à défaut travaillez l’ensemble avec une maryse. Lorsque la pâte est homogène placez-là entre deux feuilles de papier sulfurisé et aplatissez-là avec un rouleau afin d’obtenir un carré de 1cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

La détrempe :

Faites fondre le beurre. Dans le bol de votre robot muni de la feuille, mélangez tous les ingrédients (beurre fondu, eau, fleur de sel, vinaigre blanc et farine) ou à défaut de robot, mélanger le tout avec une spatule. Arrêtez de travailler la pâte dès que le mélange est homogène. Il est important que le mélange ne soit pas trop travaillé. Déposez la pâte dans un papier film en formant un carré d’environ 2 cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

Le tourage :

Commencez par fariner votre beurre manié et votre plan de travail. Pensez toujours à fariner votre plan de travail, la pâte doit toujours glisser et ne surtout pas accrocher.

Déposez en diagonale votre détrempe comme indiqué sur le schéma ci-dessous, et rabattez les coins du beurre manié par dessus de manière à complètement faire disparaître la détrempe. Appuyez légèrement avec la paume de vos mains sur le dessus de la pâte pour qu’elle soit la plus plate possible.

Étalez la pâte en une longue bande 3 à 4 fois plus longue que large. Comme le montre le magnifique schéma ci-dessous. Soyez indulgent svp ;)

Vous allez ensuite réaliser ce que l’on appelle un tour double : pliez un quart de pâte vers le centre comme ceci :

 

puis le second quart de la même manière de façon à ce qu’ils se retrouvent bord à bord, comme cela :

Puis pliez le tout en deux. Votre tour double est terminé. Comme ceci :

Filmez votre pâte et réservez-la une heure au réfrigérateur.

Sortez votre pâte et faites-lui faire un quart de tour (à droit ou à gauche, pas d’importance).

Si vous ne savez plus ou vous en êtes : il vous suffit de placer la pâte face à vous avec l’ouverture sur le côté comme pour un livre avant de l’étaler.

Étalez-la face à vous jusqu’à obtenir une bande 3 à 4 fois plus longue que large comme précédemment. Faites à nouveau un tour double puis laissez votre pâte reposer une nouvelle heure au frais.

Tournez votre pâte à nouveau d’un quart de tour puis étalez-la pour obtenir une bande 3 fois plus longue que large. Vous allez terminer le tourage par un tour simple : il suffit de plier la pâte en 3 comme un porte feuille comme ci-dessous.

Vous pouvez diviser la pâte en 4 et les filmer individuellement. Si vous souhaitez utiliser votre pâte immédiatement il faudra la laisser reposer encore une heure avant de l’étaler.

Pendant qu’elle repose, préparer la frangipane.

Recette de la frangipane

Pour la crème pâtissière

250 ml de lait entier
½ gousse de vanille
3 jaunes d’œufµ
60 g de sucre en poudre
25 g de Maïzena
25 g de beurre

Faire bouillir le lait avec la vanille. Pendant ce temps faire blanchir les jaunes avec le sucre. Ajouter la Maïzena. Verser la moitié du lait bouillant sur le mélange œufs/sucre. Remettre le tout dans la casserole et chauffer à feux moyens sans cesser de mélanger avec un fouet. Lorsque la crème devient épaisse arrêter le feu. Ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce que celui-ci soit parfaitement incorporé. Débarrasser votre crème dans une assiette. Filmer votre crème au contact et laissez-là refroidir au frigo.

Pour la crème d’amandes

110 g de beurre mou
190 g de poudre d’amandes
130 g de sucre glace
114 g d’œuf (environ 2)
25 g de rhum brun
2 càc rase d’arome d’amande amère

Pour la décoration :

2 jaunes d’oeuf
2 càs de sirop divers (érable, maïs, liège…)

Abaisser quatre pâtons de pâte feuilletée assez finement (2 à 3mm d’épaisseur). Détailler 4 disques de 22cm. Les mettre au frigo le temps de préparer la frangipane.

Réaliser la frangipane :

Dans un cul de poule mélanger la crème pâtissière avec le rhum. Dans la cuve d’un batteur et avec la feuille crémer le beurre avec le sucre glace (à défaut de batteur, utilisez une spatule). Lorsque le mélange est bien crémeux, ajouter la poudre d’amandes puis les œufs et enfin la crème pâtissière.

Montage de la galette :

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé déposer un rond de pâte feuilleté. A l’aide d’une bouche à douille, former une spirale de frangipane en partant du centre du disque de pâte. Arrêtez-vous à 1cm du bord. A l’aide d’un pinceau, mouiller les bords de la pâte en prenant garde à ne pas toucher à la garniture avec votre pinceau. Placer une fève dans votre frangipane.

Placer un second rond de pâte feuilletée et avec la tranche de la main soudez les bords, attention cependant à ne pas casser le feuilletage en appuyant trop fort. Dorer la galette à l’aide d’un jaune d’œuf battu en prenant garde à ne pas faire couler de jaune sur la soudure (ce qui empêcherait votre feuilletage de développer). Placer la galette au frais 1h.

Renouveler l’opération pour la seconde galette.

Dorez les galettes une seconde fois et dessinez des arabesques à l’aide de la pointe d’un couteau sans toutefois découper la pâte. A l’aide d’un cure-dent, faîtes un petit trou au centre de chaque galette. Placer de nouveau les galettes au frais pendant que vous faîtes préchauffer le four à 170°.

Enfournez entre 30 à 40 minutes. Plus la pâte feuilletée est épaisse, plus il faudra de cuisson. A la sortie du four et à l’aide d’un pinceau, lustrez les galettes avec un peu de sirop (érable, maïs, brix…).

Manon

Publicités

Les Cannelés Bordelais – I got it !

Cannelés Bordelais3

Bon les cannelés c’est un peu comme les macarons, on essaie 1001 recettes avant d’être satisfait si un jour ça arrive. Parfois après de multiples ratages on se dit qu’on réussira jamais de toute façon car on a pas les fameux moules en cuivre à 30€ pièce. Pour ma part j’ai décidé de mettre au diable  la fatalité de « t’as pas, tu fais pas », parce que c’est un peu la même histoire que les macarons et le four à chaleur tournante. Ça non je n’ai pas mis mon super four à chaleur statique aux ordures pour un four à chaleur tournante qui m’aurait permis d’obtenir facilement des macarons « collereteux ». Je me suis plutôt mise en quête de la recette qui convient à mon four et pas l’inverse. Donc les macarons ne m’ont pas résisté longtemps et les cannelés ben c’est pareil! Bah oui car bien que j’adore ça, je réalise des cannelés une fois l’an et je vais pas me ruiner avec des moules en cuivre pour ça (j’ai déjà bien assez de bazar de toute façon dans mes placards). Dans le coup grâce à Mercotte et ses conseils avisés, j’ai réussi à obtenir des cannelés absolument parfaits avec des moules souples (dans ta face le cuivre). Allez lancez-vous, le résultat vaut vraiment le détour !

Cannelés Bordelais2

A préparer la veille
Préparation : 10 mn

1/2 litre de lait frais entier
25g de beurre (salé pour moi)
2 œufs entiers et 2 jaunes
1 gousse de vanille fendue et grattée
100 g de farine
200 g de sucre muscovado cassonnade
15cl 10 cl de rhum

Porter à ébullition le lait avec la vanille et le beurre.

Pendant ce temps, dans le bol du robot ou à la main, mélanger la farine et le sucre.

Incorporer les oeufs légèrement battus en une seule fois. Ajouter progressivement le lait bouillant fin d’obtenir une pâte fluide comme une pâte à crêpes.

Laisser refroidir, puis ajouter le rhum. Verser le mélange dans une bouteille d’eau minérale par exemple et réserver au réfrigérateur 24 heures au minimum, 48 heures au maximum.

Le jour de la dégustation :

Si vous possédez un four à chaleur tournante qui monte jusqu’à 300° : préchauffer le four position chaleur tournante à 300°. Sortir la pâte du frigo et remplir les moules au ¾ au moins une heure avant la cuisson.
Enfourner pendant 6 minutes à 300° puis baissez la température à 180° et poursuivez la cuisson pendant 1 heure.

Si non, si vous possédez un four plus « classique » : préchauffer le four à 250°. Sortir la pâte du frigo et remplir les moules au ¾ au moins une heure avant la cuisson. Enfourner pendant 11 minutes à 250° puis baisser la température à 180° et poursuivre la cuisson pendant 1 heure.

Laissez tiédir dans les empreintes avant de démouler, puis retournez les. Les cannelés se détachent sans problème.

Cannelés Bordelais

Cannelé avec sa version baby, trop chou non ?

 

Manon

 

Pâte à crêpes, la recette »ultime », joyeuse Chandeleur à tous + petit retour sur mes mésaventures…

Crêpes l'ultime recette3

Coucou tout le monde. Je vous dois des excuses puisque ces derniers jours j’ai joué aux abonnés absents sur vos blogs. Il faut que je vous raconte mes mésaventures de ces derniers jours… Mardi soir, je rentrais du travail et passais par le chemin habituel c’est à dire la forêt. Il faisait nuit et il pleuvait mais j’étais concentrée sur la route et je conduisais prudemment. Puis arrive une voiture à toute vitesse et je la vois mordre très largement la ligne médiane, la route étant plutôt étroite je donne un coup de volant à droite pour l’éviter. Cela provoque alors un aquaplaning ce qui fait que je n’ai plus aucun contrôle de mon véhicule qui fonce droit vers la forêt, je redonne un coup de volant à gauche pour modifier la trajectoire et là je fais un tête à queue qui me propulse de l’autre côté de la route (là je remercie le ciel ou chépaki car aucune voiture n’est arrivée en face, sur cette route à 90km/h je pense que ça aurait fait très mal), s’en suit d’un second tête-à-queue puis un troisième qui finit par me propulser violemment sur la butée du fossé de droite. Je vois les arbres arriver droit devant donc je lache mon volant et me protège là tête. C’est à ce moment que je vois toute ma vie défiler et que je me dis que c’est fini. Avec la prise de vitesse la voiture fait un bon et en atterrissant lourdement s’enlise dans la terre mouillée et se stoppe net. C’est là que j’ai eu beaucoup de chance car sans ça je me serais pris un arbre en pleine face. Du coup mes pensées se brouillent, je sais plus trop où j’habite, ma voiture fume beaucoup, je reste bloquée sous le choc. Grâce à un conducteur bien veillant qui s’est arrêté j’arrive à sortir de ma voiture et je constate les dégâts : tout l’avant de ma voiture est arraché, il y des morceaux de carrosserie et pièces diverses un peu partout. Et là je réalise et je me mets à pleurer pleurer et encore pleurer. J’appelle une dépanneuse qui viendra me chercher 3/4 d’heure plus tard. Ah oui autant vous préciser que le conducteur qui m’a fait avoir cet accident m’a clairement vu faire ma sortie de route mais ne s’est pas arrêté…

Résultat des courses après ma nuit de sommeil j’ai mal partout, j’ai des flashs de l’accident. Je vais voir mon médecin qui me dit de faire des radios et en me palpant qui me fait remarquer que je me suis pas loupée au niveau contracture. Finalement la radio ne donnera rien de très grave (heureusement) mais après plusieurs jours j’ai toujours mal au cou, au dos et aux côtes et je suis vraiment choquée. Ah oui aussi, cet accident me déleste de la modique somme de 540 € (220€ de franchise et 10% des 3200€ de réparations…) Voilà ce qui explique que j’ai été en mode « out » ces quelques jours et que j’ai complètement zappé la blogosphère et mes fourneaux.

Crêpes l'ultime recette

Aujourd’hui c’est la Chandeleur et j’ai décidé de reprendre du poil de la bête. J’ai choisi d’essayer la recette nommée « les crêpes : la recette ultime! » du blog C’est ma fournée. Alors avec un nom aussi évocateur on est forcément piqué de curiosité. Je me suis un peu reconnue en Valérie qui dit d’elle-même qu’elle est une maniaque de la crêpe. En effet, depuis des années j’essaie de refaire les crêpes de momân mais le hic c’est qu’elle n’a pas de recette, qu’elle fait tout à vu de nez et que ses crêpes sont TOUJOURS à tomber. Moi j’ai jamais réussi à faire les mêmes. C’est alors que ma grande quête de la crêpe a débuté et je dois avouer que je n’ai jamais trouvé THE recette de crêpe qui tue tout (souvent trop fades, trop caoutchouc, trop fines…) . Et puis je suis tombée sur la recette de Valérie qui l’a tellement bien vendue que je me suis empressée de la réaliser. Résultat ? Hé bien là je dis OUI, les crêpes sont légères et moelleuses, hyper goûtues et ne manquent de rien. Alors attrapez donc vos calepins et notez :

500g de lait entière (pour moi 400 g de lait 1/2 écrémé et 100g de crème entière)
200g de farine type 45
4 oeufs « bio »
60g de sucre (vous pourrez en ajouter plus selon votre goût)
60g d’eau
3g de sel
20g de beurre fondu
30g de rhum et une gousse de vanille  (pour moi 20 g de rhum on suffit) OU 30g de Grand-Marnier et les zests d’une orange bio
Pour une réalisation au blender : commencer par mettre les œufs, le lait, l’eau, le sucre, le sel et l’alcool (et la vanille ou les zestes) et le beurre fondu dans le blender. Ajouter enfin la farine et mixez sans attendre à vitesse maximale pendant une minute.
Pour une réalisation au robot ou à la main : fouetter un peu les œufs avec le sucre et le sel et la vanille (ou les zestes), puis ajouter la farine et fouetter à nouveau. Mélanger ensemble l’eau, le lait et l’alcool, et les ajouter tout doucement, tout en fouettant. Ajouter enfin le beurre fondu : le mélange doit être homogène.
Laisser reposer la pâte à crêpes deux heures (c’est important!).
Puis après le temps de repos faîtes sauter les crêpes à feu vif dans une poêle légèrement huilée ou non (tout dépend si votre poêle attache). Disposer les crêpes entre deux assiettes ce qui leur permettra de garder leur moelleux avant d’être dégustées.
Crêpes l'ultime recette2
Manon