Forêt noire aux framboises {recette CAP}

S’il y a bien un gâteau que je n’aurais jamais réalisé de mon plein gré c’est la Forêt Noire. N’étant déjà pas amatrice de l’alliance cerises/chocolat, j’en ai une image de dessert rétro mais pas dans le bon sens du mot rétro. Déjà c’est un dessert qu’on ne voit plus que très rarement en vente dans les pâtisseries tout comme le Moka ou le Russe… (gâteaux demandés dans le cadre du CAP donc qui apparaîtront prochainement sur le blog…). Puis j’en ai une image de dessert plutôt écœurant-planplan, tout ce que je n’aime pas quoi.  C’est donc un peu en grimaçant que je me suis lancée dans la réalisation de ce gâteau. En effet, c’est un peu le B-A-BA de la pâtisserie puisqu’il comprend plusieurs bases à connaitre : la génoise, la chantilly, la chantilly au chocolat, le montage, les copeaux de chocolat… J’ai pris d’ailleurs pas mal de plaisir à le réaliser et finalement énormément à la dégustation à ma grande surprise. Bon il faut avouer que j’ai tout de même un peu triché en remplaçant les griottes par des framboises et j’ai trouvé le résultat excellent. La génoise parfaitement est aérienne et bien imbibée, la chantilly chocolat apporte de l’intensité et la chantilly beaucoup de douceur et de légèreté. Les framboises quant à elles apportent le petit pep’s qui manquait et les copeaux de chocolat (Valrona bien évidemment) apportent une texture très agréable. Bref j’ai adoré, cela a également été le cas pour mes convives ainsi que mes Airbnb à qui j’ai laissé une belle part dans le frigo (oui je suis une hôte des plus attentionnées ;)). Je ne vous inciterai donc qu’à vous lancer dans ce classique de la pâtisserie qui ravira, j’en suis sure, autant vos grand-parents que vos petits neveux et nièces.

Pour 8 personnes

Génoise :
4 oeufs
100 g de sucre
80 g de farine
20 g de cacao en poudre

Sirop à imbiber :
150 g de sucre
150 g d’eau

Chantilly au chocolat :
100 g de chocolat noir de couverture
250 g de crème entière

Chantilly :
250 g de crème entière
25 g de sucre glace
1 CS de vanille liquide

Sirop à imbiber :
150 g de sucre
150 g d’eau

Copeaux de chocolat :
200 g de chocolat noir de couverture

250 g de framboises surgelées ou fraîches (si saison)


Préparer la génoise au bain marie : Tamiser la farine avec le cacao en poudre. Beurrer et fariner un cercle à pâtisserie de 20 cm de diamètre. Préchauffer le four à chaleur tournante à 165°.
Porter un casserole d’eau à ébullition. Casser les œufs dans un cul de poule que vous placerez sur votre casserole. Attention le cul-de-poule ne doit pas toucher l’eau. Monter les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange atteigne environ 50°c, retirer du bain marie et continuer de monter au robot jusqu’à obtenir un beau « ruban » et que la préparation redescende à température ambiante.  Ajouter délicatement la farine et le cacao à la maryse en prenant garde à ce que le mélange ne retombe pas. Garnir le cercle et cuire à 165°C, 20 à 25 minutes. Démouler sur grille à la sortie du four. Lorsque la génoise est froide, la filmer au filmer alimentaire et la placer au froid.

Préparer le sirop de punchage : pendant la cuisson de la génoise faire bouillir l’eau et le sucre. Lorsque de grosses bulles apparaissent stopper la cuisson et débarrasser dans un bol afin que le sirop refroidisse.

Préparer la chantilly chocolat : faire fondre le chocolat haché au bain marie. Monter la crème en chantilly pas trop ferme au robot. Lorsque le chocolat fondu atteint 45° retirer du feu. Ajouter un tiers de la crème et fouetter bien. Ajouter le reste délicatement à l’aide d’une maryse.

Préparer la chantilly vanille : monter la crème en chantilly plus ferme. Ajouter le sucre glace et la vanille, continuer de fouetter jusqu’à ce que tout soit incorporé.

Montage : couper la génoise en trois disques identiques de 1 cm d’épaisseur. Puncher généreusement au sirop toutes les faces de génoise en contact avec de la chantilly. Je vous ai fait un joli schéma juste ici :

Sur un plat de service poser un premier disque de génoise avec la face punchée vers le haut. Dresser la chantilly au chocolat. Ajouter un second disque punché des deux côtés. Dresser la chantilly vanille. Insérer des framboises généreusement sur l’ensemble de la chantilly. Ajouter le dernier disque face punchée vers le bas. Recouvrir le gâteau de chantilly vanille, ajouter les copeaux de chocolat et décorer à votre convenance.

Manon

 

Naked cake aux fraises


Avec ce beau temps aujourd’hui j’avais envie de vous partager une recette toute fraîche et estivale. Ce layer cake est en réalité un « naked cake » puisqu’il laisse entrevoir la génoise sous la crème. En dehors de son petit look champêtre, j’ai particulièrement apprécié la légèreté de ce gâteau. La génoise est donc un Molly Cake, très apprécié dans le monde du cake design pour sa légèreté. En réalité ce gâteau ne contient pas de beurre mais se compose d’une crème montée qui donne tout son moelleux et sa finesse à la dégustation sans l’alourdir. Cette génoise est tellement bonne qu’elle se suffit à elle-même et peut se déguster telle qu’elle. Mais bon j’ai tout de même tenu à ajouter quelques fraises et surtout une délicieuse chantilly-mascarpone riche en vanille. J’avais réalisé ce Naked Cake pour un anniversaire et il a vraiment été apprécié par l’ensemble des convives. Donc n’hésitez pas à utiliser à la base de la recette et à l’agrémenter selon votre goût pourquoi pas à changeant de fruits ou en parfumant la crème. Les mesures utilisées sont pour un gâteau de 15 cm de diamètre. C’est très petit mais je voulais un gâteau vertigineux. Si vous utilisez un moule « standard » il sera forcément moins haut.

La gâteau paraît complexe mais il ne l’est pas tant que ça. C’est le moment de vous lancer.

Pour le Molly Cake:
200 g d’œufs
333 g de sucre en poudre
333 g de crème liquide
333 g de farine
12 g de levure chimique

Préparer le Molly Cake : Préchauffez le four à 150°C. Mettre le bol de votre batteur ainsi que les fouets au congélateur et la crème liquide au congélateur.

Pendant ce temps, dans un saladier battre les œufs et le sucre pendant au moins 15 minutes afin que le mélange double de volume et blanchisse. Dans un bol à part, mélanger la farine avec la levure chimique. Ajouter le mélange farine/levure chimique petit à petit aux œufs montés. Mélanger jusqu’à obtenir un appareil bien lisse.

Sortir le bol et les fouets et la crème fraîche du congélateur. Monter la crème jusqu’à obtenir une texture bien ferme. Attention toutefois à arrêter le batteur dès que la crème est ferme. Si vous battez trop longuement vous obtiendrez… du beurre!

A l’aide d’une maryse ajouter un quart la crème fouettée à l’appareil de base (oeufs/sucre/farine/levure chimique) et mélanger bien. Puis incorporer délicatement le reste de votre crème fouettée à votre appareil.

Verser la pâte dans un moule haut de 15cm de diamètre préalablement chemisé de papier cuisson. Vous pouvez enrouler celui-ci d’un torchon mouillé (pour éviter aux bords de cuire trop vite), enfourner 1h30 en surveillant régulièrement la coloration.

Pour le sirop vanille :
40 ml d’eau
40 g de sucre en poudre
1 pincée de vanille en poudre

Préparer le sirop d’imbibage :  faire bouillir ensemble l’eau et le sucre pendant 3 minutes environ. Ajouter la vanille en poudre et laissez bouillir encore une minute. Réserver.

Pour la crème chantilly-mascarpone et le dressage :
40 cl de crème liquide
200 g de mascarpone
40 g de sucre en poudre
2 gousses de vanille
250 g de fraises fraîches d’excellente qualité

Placer préalablement 15 minutes le bol de votre batteur avec les fouets et la crème liquide dans le congélateur.

Préparer la crème chantilly : fouetter la crème liquide à puissance moyenne et augmenter progressivement la vitesse. Quand celle-ci devient ferme, ajouter le mascarpone et fouetter à puissance moyenne. Ajoutez enfin le sucre en poudre puis les graines de vanille des gousses que vous aurez gratté préalablement. Fouetter à pleine puissance 15 secondes pour serrer la crème.

Passer au montage : coupez le molly cake en 3 disques égaux. Puis couper chacun des disques en deux dans le sens de la largeur. Imbiber le premier disque avec le sirop d’imbibage. Recouvrir avec une couche de crème chantilly-mascarpone, puis avec une couche de fraises coupées en gros morceaux. Renouveler l’opération avec chaque disque, puis refermer avec le dernier disque de gâteau. Imbibez-le lui aussi pour que le gâteau soit bien moelleux. Afin de d’assurer la stabilité de votre layer cake vous pouvez le planter de 2 ou 3 pailles ou de piques à brochettes.

Recouvrir ensuite le gâteau avec une fine couche crème et lisser avec une spatule. Décorer de quelques fraises coupées et de crème dressée avec une grosse douille cannelée.

Manon

Le flan pâtissier riche et onctueux par Christophe Felder

Le flan pâtissier est incontestablement la star des réseaux sociaux cet hiver 2018-2019. Quand l’engouement a commencé je me suis demandé comment un gâteau aussi simple et simpliste pouvait déchaîner les passions. Alors oui, le flan à la vanille c’est bon mais de là à en faire des classements et à débattre du meilleur flan parmi les grandes maisons parisiennes je ne voyais pas trop l’intérêt. Surtout que lesdites maison s’en sont données à cœur joie en vendant 9€ la part de flan (on parle bien d’un gâteau initialement composé d’une pâte brisé et d’un appareil à base d’œuf, de lait, de sucre et de vanille…). Mais ma foi, n’étant pas totalement fermée au sujet j’ai voulu moi aussi faire mon instagrameuse et me suis rendue à la boulangerie Bo&Mie, tester leur fameux flan et là… VLAN. Grosse claque ! Je gardais en tête le flan parisien comme une pâtisserie un peu caoutchouteuse au gout artificiel de vanille et d’œuf sur une pâte molasse (quand je vous dis que cette pâtisserie ne me fait pas rêver…). Eh bien chez Bo&Mie c’était tout le contraire, le flan était moelleux, les petits grains de vanille explosaient en bouche et la pâte était bien croustillante. Du coup j’ai voulu re-tester la recette du flan parisien chez moi, j’avais déjà posté une recette pas mal mais très classique du flan pâtissier il y a plusieurs années, là j’ai souhaité essayer une recette de grand chef. Et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers l’emblématique Christophe Felder. Le résultat était à tomber : un appareil haut comme la tour Eiffel, d’une onctuosité folle avec un bon goût de vanille. Je l’ai testé avec ma pâte feuilletée inversée, c’était une vraie réussite ! Vous pouvez opter pour une pâte brisée si vous préférez. Moi j’aime la légèreté en bouche de la pâte feuilletée avec le crémeux de l’appareil. J’ai trouvé cet appareil légèrement trop sucré, mais parce que je suis assez sensible à la sucrosité des desserts, si vous êtes une goule sucrée laissez la recette ainsi, sinon diminuez de 50 grammes.

Une pâte brisée ou feuilletée
6 Oeufs
300 grammes Sucre (ou 250 g)
140 grammes Fécule de mais (Maïzena)
30 cl Crème liquide
120 cl Lait entier
1 gousse de vanille

Abaisser votre pâte sur une épaisseur de 3 mm, et foncer un moule. Réserver au frais pendant toute la préparation de votre flan.

Fendre la gousses de vanille et gratter les grains dans une casserole avec le lait et la moitié du sucre. Faire chauffer le lait, les gousses et les grains jusqu’à la première ébullition. Éteindre le feu et laisser la vanille infuser 10 minutes.

Fouetter les œufs avec le reste du sucre et la fécule de maïs sans faire blanchir. Ajouter la crème et mélanger jusqu’à que l’appareil soit homogène et ne présente pas de grumeaux. Ajouter lentement le lait chaud et mélanger de nouveau jusqu’à que l’appareil soit homogène.

Remettre sur feu doux sans cesser de fouetter, jusqu’à ce que la crème épaississe (environ 3 minutes). Dès qu’elle a épaissit, sortir immédiatement du feu et dans le moule foncé, lisser la surface et cuire 50 minutes dans un four préchauffé à 180°. Le flan est cuit lorsque la surface a bruni presque uniformément, sans cramer. Attention, le flan tremblote à la sortie du four, c’est normal. Il se figera au bout de deux heures au frigo. Déguster bien froid.

Manon

Galette des rois à la frangipane de Conticini

Aujourd’hui je vous propose pour fêter l’Épiphanie une galette des rois somme toute très classique puisque c’est la traditionnelle galette des rois à la frangipane, mais elle est absolument délicieuse. On parle quand même de la recette du Grand Monsieur Conticini. En effet, celà change un peu de mes versions précédentes comme celle au sirop d’érable et aux noisettes ou encore les Pop des rois au cream cheese et spéculoos. Mais je l’ai réalisé 100% home made avec une pâte feuilletée inversée. J’ai utilisé la recette de Maxime qui par ailleurs a un super blog, je vous invite à vous y rendre en cliquant sur ce lien : ICI.  Le résultat est vraiment à la hauteur du temps passé puisque la pâte feuilletée maison demande de longs temps de pause entre chaque « tour », mais avec de la patience ce n’est vraiment pas sorcier. Par ailleurs vous pouvez réaliser cette recette sur plusieurs jours si vous n’avez pas toute une après-midi à tuer. Voyez comme le feuilletage est développé… avouez ça vaut le coup d’attendre non ? Sinon vous achetez une pâte feuilletée de bonne qualité et vous passez directement à l’étape de la préparation de la frangipane. Attention les deux recettes (celle de la pâte feuilletée et celle de la frangipane) sont pour 2 galettes il faut donc adapter votre recette si vous n’en souhaitez qu’une. Mon conseil est de faire les deux frangipanes et d’en congeler une avant cuisson, cela pourra toujours vous servir en cas d’invités à l’improviste.

Pour 2 galettes des rois :

Ingrédients pour la pâte feuilletée inversée :

Le beurre manié :
375 g de beurre mou
150 g de farine type 55

La détrempe :
110 g de beurre fondu
150 g d’eau
15 g de fleur de sel
350 g de farine de Gruau (ou de farine type 45)
1 cuillère à café de vinaigre blanc

Préparation :

Le beurre manié :

Mélangez le beurre mou avec la farine dans le bol de votre robot muni de la feuille ou à défaut travaillez l’ensemble avec une maryse. Lorsque la pâte est homogène placez-là entre deux feuilles de papier sulfurisé et aplatissez-là avec un rouleau afin d’obtenir un carré de 1cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

La détrempe :

Faites fondre le beurre. Dans le bol de votre robot muni de la feuille, mélangez tous les ingrédients (beurre fondu, eau, fleur de sel, vinaigre blanc et farine) ou à défaut de robot, mélanger le tout avec une spatule. Arrêtez de travailler la pâte dès que le mélange est homogène. Il est important que le mélange ne soit pas trop travaillé. Déposez la pâte dans un papier film en formant un carré d’environ 2 cm d’épaisseur. Réservez pendant une heure au réfrigérateur.

Le tourage :

Commencez par fariner votre beurre manié et votre plan de travail. Pensez toujours à fariner votre plan de travail, la pâte doit toujours glisser et ne surtout pas accrocher.

Déposez en diagonale votre détrempe comme indiqué sur le schéma ci-dessous, et rabattez les coins du beurre manié par dessus de manière à complètement faire disparaître la détrempe. Appuyez légèrement avec la paume de vos mains sur le dessus de la pâte pour qu’elle soit la plus plate possible.

Étalez la pâte en une longue bande 3 à 4 fois plus longue que large. Comme le montre le magnifique schéma ci-dessous. Soyez indulgent svp ;)

Vous allez ensuite réaliser ce que l’on appelle un tour double : pliez un quart de pâte vers le centre comme ceci :

 

puis le second quart de la même manière de façon à ce qu’ils se retrouvent bord à bord, comme cela :

Puis pliez le tout en deux. Votre tour double est terminé. Comme ceci :

Filmez votre pâte et réservez-la une heure au réfrigérateur.

Sortez votre pâte et faites-lui faire un quart de tour (à droit ou à gauche, pas d’importance).

Si vous ne savez plus ou vous en êtes : il vous suffit de placer la pâte face à vous avec l’ouverture sur le côté comme pour un livre avant de l’étaler.

Étalez-la face à vous jusqu’à obtenir une bande 3 à 4 fois plus longue que large comme précédemment. Faites à nouveau un tour double puis laissez votre pâte reposer une nouvelle heure au frais.

Tournez votre pâte à nouveau d’un quart de tour puis étalez-la pour obtenir une bande 3 fois plus longue que large. Vous allez terminer le tourage par un tour simple : il suffit de plier la pâte en 3 comme un porte feuille comme ci-dessous.

Vous pouvez diviser la pâte en 4 et les filmer individuellement. Si vous souhaitez utiliser votre pâte immédiatement il faudra la laisser reposer encore une heure avant de l’étaler.

Pendant qu’elle repose, préparer la frangipane.

Recette de la frangipane

Pour la crème pâtissière

250 ml de lait entier
½ gousse de vanille
3 jaunes d’œufµ
60 g de sucre en poudre
25 g de Maïzena
25 g de beurre

Faire bouillir le lait avec la vanille. Pendant ce temps faire blanchir les jaunes avec le sucre. Ajouter la Maïzena. Verser la moitié du lait bouillant sur le mélange œufs/sucre. Remettre le tout dans la casserole et chauffer à feux moyens sans cesser de mélanger avec un fouet. Lorsque la crème devient épaisse arrêter le feu. Ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce que celui-ci soit parfaitement incorporé. Débarrasser votre crème dans une assiette. Filmer votre crème au contact et laissez-là refroidir au frigo.

Pour la crème d’amandes

110 g de beurre mou
190 g de poudre d’amandes
130 g de sucre glace
114 g d’œuf (environ 2)
25 g de rhum brun
2 càc rase d’arome d’amande amère

Pour la décoration :

2 jaunes d’oeuf
2 càs de sirop divers (érable, maïs, liège…)

Abaisser quatre pâtons de pâte feuilletée assez finement (2 à 3mm d’épaisseur). Détailler 4 disques de 22cm. Les mettre au frigo le temps de préparer la frangipane.

Réaliser la frangipane :

Dans un cul de poule mélanger la crème pâtissière avec le rhum. Dans la cuve d’un batteur et avec la feuille crémer le beurre avec le sucre glace (à défaut de batteur, utilisez une spatule). Lorsque le mélange est bien crémeux, ajouter la poudre d’amandes puis les œufs et enfin la crème pâtissière.

Montage de la galette :

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé déposer un rond de pâte feuilleté. A l’aide d’une bouche à douille, former une spirale de frangipane en partant du centre du disque de pâte. Arrêtez-vous à 1cm du bord. A l’aide d’un pinceau, mouiller les bords de la pâte en prenant garde à ne pas toucher à la garniture avec votre pinceau. Placer une fève dans votre frangipane.

Placer un second rond de pâte feuilletée et avec la tranche de la main soudez les bords, attention cependant à ne pas casser le feuilletage en appuyant trop fort. Dorer la galette à l’aide d’un jaune d’œuf battu en prenant garde à ne pas faire couler de jaune sur la soudure (ce qui empêcherait votre feuilletage de développer). Placer la galette au frais 1h.

Renouveler l’opération pour la seconde galette.

Dorez les galettes une seconde fois et dessinez des arabesques à l’aide de la pointe d’un couteau sans toutefois découper la pâte. A l’aide d’un cure-dent, faîtes un petit trou au centre de chaque galette. Placer de nouveau les galettes au frais pendant que vous faîtes préchauffer le four à 170°.

Enfournez entre 30 à 40 minutes. Plus la pâte feuilletée est épaisse, plus il faudra de cuisson. A la sortie du four et à l’aide d’un pinceau, lustrez les galettes avec un peu de sirop (érable, maïs, brix…).

Manon

Sablés de Noël aux noisettes et à la vanille

Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps, vous savez que je suis pas une très bonne élève quant il s’agit de poster des recettes à la bonne date. Encore une fois aujourd’hui j’étais à deux doigts de poster cette recette trop tard. Mais bon généralement ce blog ayant vocation d’être un carnet de recettes, je les consulte en temps voulu au fil des années.

J’adore cette recette de petit bredele. Je trouve les biscuits délicieux et sablés. Souvent ce que je reproche aux sablés de Noël lorsque j’en goûte c’est qu’ils sont vraiment magnifiques mais pas à la hauteur au niveau du goût. Ceux-ci sont des petites tueries, croquants, délicieusement sablés avec une petite pointe de fleur de sel.

Pour une cinquantaine de biscuits

125 g de beurre salé
80 g de sucre en poudre
180 g de farine
60 g d’amandes en poudre
40 g de noisettes en poudre
1 càc de poudre de vanille
20 g d’eau froide ou +

Pour le glaçage : 1 blanc d’oeuf + 250 g de sucre glace + du colorant rouge et vert.

Dans le bol d’un robot, battre le beurre ramolli avec le sucre. Ajouter la farine, la poudre de noisettes et la poudre d’amande puis mélanger. Ajouter la vanille en poudre et l’eau en quantité suffisante afin d’obtenir une pâte souple.

Sur une plaque, étaler la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé sur une épaisseur de 3-4mm. Détailler les biscuits à l’aide d’emporte pièce mais ne les séparez pas. Mettre la plaque au frais pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 170°. Sortir la plaque du frigidaire et à l’aide d’une spatule décoller un à un les sablés en détachant les excédants de pâte sur les contours. Poser sur une plaque garnie de papier sulfurisé ou d’une toile à pâtisserie et enfourner 15 minutes.

A la sortie du four, déposer les biscuits sur une grille et faîtes les complètement refroidir. Pendant ce temps, mélanger le sucre glace en ajoutant le blanc d’œuf petit à petit. Attention il sera peut-être nécessaire de ne pas mettre tout le blanc d’œuf, l’idée est d’obtenir un glaçage liquide mais suffisamment épais pour pouvoir être travaillé facilement à la poche à douille. Séparer le glaçage dans 3 bols et ajouter dans le 2ème bol du colorant vert, puis dans le 3ème de colorant rouge. Décorer vos sablés à votre convenance.

Les sablés peuvent se conserver une semaine dans une boite en fer.

Joyeux Noël à tous !

Manon

Gâteau magique à la vanille

Gateau magique vanille2

En voilà un gâteau qui me trottait dans le crâne depuis déjà quelques temps. Cependant j’ai toujours tendance à louper le train et tous les wagons qui vont avec quand y a des modes culinaires. Par exemple je sens que je vais pas tarder à succomber aux pommes de terre à la suédoise ou au Kringle Estonien! Oui vous l’aurez compris j’suis pas une food fashionista mais je vis plutôt bien le fait de vous poster des recettes plusieurs mois après leur fulgurante popularité. Bref pour une fois je suis un peu dans les temps pour vous parler du gâteau magique (quoi me dîtes pas que c’est déjà terminé c’t’histoire ?). Alors pour ceux qui sont comme moi et qui ne sont pas toujours au fait des dernières nouveautés, le gâteau magique c’est un gâteau qui comme son nom l’indique est… magique ! Pourquoi ? Hé bien parce que vous faîtes une seule et même pâte à gâteau et vous vous retrouvez avec un dessert 3 en 1 c’est à dire trois textures différentes : une génoise ultra ultra aérienne, une crème onctueuse et un flan. C’est sympa, ça épate tout le monde et c’est bon et agréable à manger. J’aime à m’imaginer que comme beaucoup de gourmandises (la Tarte Tatin, le Saint-Honoré, le Nutella…), c’est un gâteau issu d’une erreur de cuisine puisqu’en le réalisant on assiste tout simplement à un procédé chimique (vous savez l’histoire de l’huile et de l’eau ?). J’imagine que la personne qui l’a créé ne s’attendait pas à avoir ces trois couches et au final elle s’est dit « c’est pas mal du tout ». Oui parce que ce dessert est frais et plutôt léger en bouche (bon okay pas en calories) mais il demande de la patience puisqu’il est meilleur le lendemain et peut parfaitement clore les plats copieux de saison. J’ai trouvé la recette dans le livre « Gâteaux Magiques » de Marabout et j’ai souhaité débuter l’expérience avec le classique vanille, mais la liste de ceux qui me font envie dans le sommaire est très longue (en outre façon citron meringué, pistache griotte, matcha/framboise, salé etc…). Alors vous vous lancez ?

Gateau magique vanille

Pour un moule à manqué de 24 cm de diamètre (moi j’ai utilisé un moule en silicone Demarle de 22cm) – 8 personnes :
50 cl de lait (entier pour moi)
2 gousses de vanille
4 œufs
150g de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillère à soupe d’eau
125 g de beurre (demi-sel pour moi)
110 g de farine
1 pincée de sel

Fendre les gousses de vanille en deux et prélever les graines avec la lame d’un couteau. Faire chauffer le lait avec les graines de vanille et les gousses ouvertes. Laisser ensuite infuser hors du feu 1 heure minimum. Plus la vanille sera infusée, plus le goût sera intense. J’ai personnellement laissé infusé 10 minutes et c’était pourtant très vanillé donc pour moi je n’ai pas trouvé ça utile d’attendre 1 h.

Préchauffer le four à 150°C, chaleur statique. Avec mon four je ne peux pas choisir la chaleur statique donc j’ai fait cuire un premier gâteau à 150° et il était trop cuit (il n’y avait plus 3 mais 2 couches). J’ai donc fait cuire le second à 130° et c’était très bien !

Séparer les blancs des jaunes. Fouetter les jaunes avec les sucres et l’eau jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Faire fondre le beurre et l’incorporer à la préparation. Ajouter la farine et le sel et fouetter quelques minutes.

Retirer les gousses de vanille du lait. Verser le petit à petit dans la préparation aux jaunes d’œufs, tout en fouettant. Monter les blancs en neige et incorporez-les délicatement à la préparation.

Pour incorporer les blancs en neige à la préparation très liquide, il est conseillé d’utiliser un fouet en travaillant la masse doucement, afin de ne pas la dissoudre dans la pâte : il doit rester de gros grumeaux. Il est en effet difficile d’incorporer des blancs à une préparation liquide avec une cuillère en bois.

Verser la préparation dans le moule, lisser avec la lame d’un couteau et enfourner 50 minutes.

A la sortie du four le gâteau est légèrement tremblotant.

Si le gâteau n’est pas assez cuit, il ne se tient pas ; s’il est trop cuit, la couche de crème disparaît. A la fin du temps de cuisson indiqué dans la recette, il est normal que le gâteau reste tremblotant, c’est au frais qu’il figera. La couche supérieure de génoise doit elle être bien cuite et dorée.

Avant de démouler, laisser le gâteau au minimum 2 heures au réfrigérateur afin qu’il fige. C’est absolument impératif. Si vous pouvez attendre, dégustez-le le lendemain, il sera encore meilleur, les arômes ayant le temps de se développer.

Servir frais saupoudré de sucre glace.

Gateau magique vanille3

Manon

Les Cannelés Bordelais – I got it !

Cannelés Bordelais3

Bon les cannelés c’est un peu comme les macarons, on essaie 1001 recettes avant d’être satisfait si un jour ça arrive. Parfois après de multiples ratages on se dit qu’on réussira jamais de toute façon car on a pas les fameux moules en cuivre à 30€ pièce. Pour ma part j’ai décidé de mettre au diable  la fatalité de « t’as pas, tu fais pas », parce que c’est un peu la même histoire que les macarons et le four à chaleur tournante. Ça non je n’ai pas mis mon super four à chaleur statique aux ordures pour un four à chaleur tournante qui m’aurait permis d’obtenir facilement des macarons « collereteux ». Je me suis plutôt mise en quête de la recette qui convient à mon four et pas l’inverse. Donc les macarons ne m’ont pas résisté longtemps et les cannelés ben c’est pareil! Bah oui car bien que j’adore ça, je réalise des cannelés une fois l’an et je vais pas me ruiner avec des moules en cuivre pour ça (j’ai déjà bien assez de bazar de toute façon dans mes placards). Dans le coup grâce à Mercotte et ses conseils avisés, j’ai réussi à obtenir des cannelés absolument parfaits avec des moules souples (dans ta face le cuivre). Allez lancez-vous, le résultat vaut vraiment le détour !

Cannelés Bordelais2

A préparer la veille
Préparation : 10 mn

1/2 litre de lait frais entier
25g de beurre (salé pour moi)
2 œufs entiers et 2 jaunes
1 gousse de vanille fendue et grattée
100 g de farine
200 g de sucre muscovado cassonnade
15cl 10 cl de rhum

Porter à ébullition le lait avec la vanille et le beurre.

Pendant ce temps, dans le bol du robot ou à la main, mélanger la farine et le sucre.

Incorporer les oeufs légèrement battus en une seule fois. Ajouter progressivement le lait bouillant fin d’obtenir une pâte fluide comme une pâte à crêpes.

Laisser refroidir, puis ajouter le rhum. Verser le mélange dans une bouteille d’eau minérale par exemple et réserver au réfrigérateur 24 heures au minimum, 48 heures au maximum.

Le jour de la dégustation :

Si vous possédez un four à chaleur tournante qui monte jusqu’à 300° : préchauffer le four position chaleur tournante à 300°. Sortir la pâte du frigo et remplir les moules au ¾ au moins une heure avant la cuisson.
Enfourner pendant 6 minutes à 300° puis baissez la température à 180° et poursuivez la cuisson pendant 1 heure.

Si non, si vous possédez un four plus « classique » : préchauffer le four à 250°. Sortir la pâte du frigo et remplir les moules au ¾ au moins une heure avant la cuisson. Enfourner pendant 11 minutes à 250° puis baisser la température à 180° et poursuivre la cuisson pendant 1 heure.

Laissez tiédir dans les empreintes avant de démouler, puis retournez les. Les cannelés se détachent sans problème.

Cannelés Bordelais

Cannelé avec sa version baby, trop chou non ?

 

Manon

 

Pâte à crêpes, la recette »ultime », joyeuse Chandeleur à tous + petit retour sur mes mésaventures…

Crêpes l'ultime recette3

Coucou tout le monde. Je vous dois des excuses puisque ces derniers jours j’ai joué aux abonnés absents sur vos blogs. Il faut que je vous raconte mes mésaventures de ces derniers jours… Mardi soir, je rentrais du travail et passais par le chemin habituel c’est à dire la forêt. Il faisait nuit et il pleuvait mais j’étais concentrée sur la route et je conduisais prudemment. Puis arrive une voiture à toute vitesse et je la vois mordre très largement la ligne médiane, la route étant plutôt étroite je donne un coup de volant à droite pour l’éviter. Cela provoque alors un aquaplaning ce qui fait que je n’ai plus aucun contrôle de mon véhicule qui fonce droit vers la forêt, je redonne un coup de volant à gauche pour modifier la trajectoire et là je fais un tête à queue qui me propulse de l’autre côté de la route (là je remercie le ciel ou chépaki car aucune voiture n’est arrivée en face, sur cette route à 90km/h je pense que ça aurait fait très mal), s’en suit d’un second tête-à-queue puis un troisième qui finit par me propulser violemment sur la butée du fossé de droite. Je vois les arbres arriver droit devant donc je lache mon volant et me protège là tête. C’est à ce moment que je vois toute ma vie défiler et que je me dis que c’est fini. Avec la prise de vitesse la voiture fait un bon et en atterrissant lourdement s’enlise dans la terre mouillée et se stoppe net. C’est là que j’ai eu beaucoup de chance car sans ça je me serais pris un arbre en pleine face. Du coup mes pensées se brouillent, je sais plus trop où j’habite, ma voiture fume beaucoup, je reste bloquée sous le choc. Grâce à un conducteur bien veillant qui s’est arrêté j’arrive à sortir de ma voiture et je constate les dégâts : tout l’avant de ma voiture est arraché, il y des morceaux de carrosserie et pièces diverses un peu partout. Et là je réalise et je me mets à pleurer pleurer et encore pleurer. J’appelle une dépanneuse qui viendra me chercher 3/4 d’heure plus tard. Ah oui autant vous préciser que le conducteur qui m’a fait avoir cet accident m’a clairement vu faire ma sortie de route mais ne s’est pas arrêté…

Résultat des courses après ma nuit de sommeil j’ai mal partout, j’ai des flashs de l’accident. Je vais voir mon médecin qui me dit de faire des radios et en me palpant qui me fait remarquer que je me suis pas loupée au niveau contracture. Finalement la radio ne donnera rien de très grave (heureusement) mais après plusieurs jours j’ai toujours mal au cou, au dos et aux côtes et je suis vraiment choquée. Ah oui aussi, cet accident me déleste de la modique somme de 540 € (220€ de franchise et 10% des 3200€ de réparations…) Voilà ce qui explique que j’ai été en mode « out » ces quelques jours et que j’ai complètement zappé la blogosphère et mes fourneaux.

Crêpes l'ultime recette

Aujourd’hui c’est la Chandeleur et j’ai décidé de reprendre du poil de la bête. J’ai choisi d’essayer la recette nommée « les crêpes : la recette ultime! » du blog C’est ma fournée. Alors avec un nom aussi évocateur on est forcément piqué de curiosité. Je me suis un peu reconnue en Valérie qui dit d’elle-même qu’elle est une maniaque de la crêpe. En effet, depuis des années j’essaie de refaire les crêpes de momân mais le hic c’est qu’elle n’a pas de recette, qu’elle fait tout à vu de nez et que ses crêpes sont TOUJOURS à tomber. Moi j’ai jamais réussi à faire les mêmes. C’est alors que ma grande quête de la crêpe a débuté et je dois avouer que je n’ai jamais trouvé THE recette de crêpe qui tue tout (souvent trop fades, trop caoutchouc, trop fines…) . Et puis je suis tombée sur la recette de Valérie qui l’a tellement bien vendue que je me suis empressée de la réaliser. Résultat ? Hé bien là je dis OUI, les crêpes sont légères et moelleuses, hyper goûtues et ne manquent de rien. Alors attrapez donc vos calepins et notez :

500g de lait entière (pour moi 400 g de lait 1/2 écrémé et 100g de crème entière)
200g de farine type 45
4 oeufs « bio »
60g de sucre (vous pourrez en ajouter plus selon votre goût)
60g d’eau
3g de sel
20g de beurre fondu
30g de rhum et une gousse de vanille  (pour moi 20 g de rhum on suffit) OU 30g de Grand-Marnier et les zests d’une orange bio
Pour une réalisation au blender : commencer par mettre les œufs, le lait, l’eau, le sucre, le sel et l’alcool (et la vanille ou les zestes) et le beurre fondu dans le blender. Ajouter enfin la farine et mixez sans attendre à vitesse maximale pendant une minute.
Pour une réalisation au robot ou à la main : fouetter un peu les œufs avec le sucre et le sel et la vanille (ou les zestes), puis ajouter la farine et fouetter à nouveau. Mélanger ensemble l’eau, le lait et l’alcool, et les ajouter tout doucement, tout en fouettant. Ajouter enfin le beurre fondu : le mélange doit être homogène.
Laisser reposer la pâte à crêpes deux heures (c’est important!).
Puis après le temps de repos faîtes sauter les crêpes à feu vif dans une poêle légèrement huilée ou non (tout dépend si votre poêle attache). Disposer les crêpes entre deux assiettes ce qui leur permettra de garder leur moelleux avant d’être dégustées.
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Manon